Smartphones et réseaux sociaux : pourquoi sommes-nous accros ? | L’ADN

Vous n’arrivez pas à décrocher de votre smartphone ? Normal ! Il est programmé pour vous capter, et vous l’êtes pour vous laisser attraper.

Sean Parker, le premier président de Facebook, a poussé un coup de gueule en novembre 2017 à Philadelphie. Non, le réseau social n’a pas été inventé pour aider les gens à mieux communiquer, mais, selon lui, pour consommer autant d’attention que possible de nos cerveaux en utilisant la « vulnérabilité de la psychologie humaine », la dopamine. Sommes-nous pour autant condamnés à devenir des zombies des réseaux sociaux, esclaves du fonctionnement de notre cerveau ? Pas sûr…

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La petite molécule du bonheur a récemment été surnommée par Vaughan Bell, un psychologue britannique spécialisé en neurosciences, la « Kim Kardashian des molécules ». Une référence à la pop culture pour qualifier ce neurotransmetteur superstar.

Étudiée depuis les années 1950, la dopamine a d’abord été mise en cause dans la maladie de Parkinson, avant d’être identifiée comme responsable du phénomène de récompense. Concrètement, lorsque nous accomplissons une action, notre cerveau reçoit un « shoot » de plaisir, la dopamine. Elle est au cœur de nos actions et motive l’ambition et le désir chez l’homme. Problème, une fois que cette petite particule s’est frayé un chemin dans notre cerveau, elle tient à y revenir !

Comme une drogue, les réseaux sociaux creusent le sillon de la récompense dans notre cerveau

C’est donc également elle qui est responsable de l’addiction et de notre difficulté à prendre de nouvelles habitudes, comme changer de régime alimentaire ou de fréquentations. « Il n’y a rien de plus fort dans notre cerveau et de plus difficile à défaire que le chemin que crée la récompense. Même si un comportement ne nous apporte plus de satisfactions, nous le continuons parce que c’est ce qui nous apportait une récompense dans le passé », explique le neuropsychologue et neuroéconomiste Dalton Combs, cofondateur de Boundless Mind (à traduire par « Esprit sans limites »). Une connexion : hop ! un like. Et encore un, et un autre… Comme une drogue, les réseaux sociaux creusent le sillon de la récompense dans notre cerveau.

— Leer en www.ladn.eu/media-mutants/notre-addiction-aux-likes-a-un-nom-dopamine-et-cest-un-peu-comme-de-la-cocaine/

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